BiodiverS'ETE


2010 sera l'année de la biodiversité. Cette année plus que jamais, l'évaluation de la biodiversité soulève des questions tant pour la recherche que pour les acteurs de terrain. Au coeur du Parc National des Cévennes, désigné réserve de biosphère par l’UNESCO, les journées BiodiverS'ETE sont l'occasion d'une rencontre entre chercheurs, acteurs de la conservation, gestionnaires d'espaces, formateurs et enseignants, décisionnaires de politiques publiques mais aussi tout public concerné par l'usage d'indicateurs de biodiversité.

Il s'agit de créer des liens entre les différents acteurs sociaux, de développer un dialogue et de renforcer leur synergie pour innover et renforcer la pertinence dans l'utilisation de ces outils, notamment face à la complexité des objectifs de gestion du territoire. L'entrée par l'action demande, de fait, une mobilisation large autant sur le plan des disciplines scientifiques que sur le plan des acteurs de la société. Les journées auront lieu les 7, 8 et 9 juillet 2010 à Florac.

L'objectif des journées BiodiverS'ETE est de mutualiser des initiatives, des travaux et des pratiques, à la croisée entre les acteurs sur le thème des indicateurs de biodiversité. Il s'agit de participer à la réflexion pour la construction d'indicateurs pertinents, pour une gestion quotidienne de la biodiversité, en conjuguant à la fois des aspects théoriques et pratiques. Un des moyens sera de permettre une prise de recul par rapport à ce concept, de façon à aiguiser un regard critique sur leur construction et leurs usages.

L'approche portera sur les indicateurs aussi bien transversaux que sur différents milieux, du milieu agricole aux milieux moins anthropisés, sans omettre le milieu urbain. Il s'agira, notamment :

  • d'envisager la complémentarité des indicateurs en termes d’échelle (emboitement avec les initiatives nationales, européenne, et mondiale) et en termes d’interprétation des interactions (complémentarité entre indicateurs de plusieurs types : pressions, état, impact, forces motrices etc, comment représenter simplement les relations de cause à conséquence, estimer des effets propres, modèles d’interaction société-nature…) ;
  • de réfléchir à leur « applicabilité » : quelle aire d'utilisation peut-on envisager? quelles adaptations sont possibles ? ;
  • d'étudier les moyens de renforcer leur valeur pédagogique ;
  • de participer à l'intégration de ces notions dans l'enseignement agricole ;
  • d'analyser leur intérêt dans le cadre de la formation des acteurs.

Historique de l'événement


En septembre 2007, SupAgro Florac a organisé et accueilli le colloque « Sciences et actions pour la gestion et la conservation de la biodiversité ». Cet événement a regroupé sur une semaine plus de 180 participants : chercheurs, gestionnaires d'espaces, formateurs et enseignants, décisionnaires de politiques publiques et autres acteurs qui ont ainsi apprécié cet espace d'échange (les actes). Ils ont souligné le caractère novateur d'un tel événement et ont demandé à SupAgro Florac de poursuivre le travail d'interface entre chercheurs, enseignants et professionnels. En outre, le projet d’établissement de SupAgro Montpellier reconnaît le rôle d’expertise de Florac sur les problématiques agri-environnementales. Il s'agit donc à présent de mettre en place un événement biennal (1 fois tous les 2 ans sur 2-3 jours) à Florac déclinant une problématique particulière de la conservation de la biodiversité en rassemblant les acteurs concernés.

Ces rencontres se focaliseront sur l'interface et la synergie entre les acteurs sociaux préalablement désignés, avec comme objectif principal d’identifier les lacunes et de faire des propositions pour améliorer le lien recherche-action.

Nous nous appuierons sur des témoignages d'actions innovantes de conservation menées par des acteurs en collaboration avec les scientifiques. Nous valoriserons ces expériences pour innover et imaginer ensemble des pistes pour la conservation de demain.

Au cours de ces journées sera favorisée l’alternance entre des temps d’exposés/débats en salle et des sorties sur le territoire du Parc National (Réserve de Biosphère de l'UNESCO), afin de poser nos réflexions et discussions sur des cas concrets.

Pourquoi les indicateurs de biodiversité ?


Le thème est pertinent dans le cadre des objectifs de ces rencontres vu :

  • que 2010 est l’année-échéance de l’objectif-clé de la Convention sur la diversité biologique (réduire la perte de biodiversité à l’échelle mondiale), dont l’évaluation a suscité un important travail technique international sur les indicateurs de biodiversité (SEBI, BIP2010…)
  • le besoin croissant d’évaluer les changements en cours, afin d’adapter les politiques et les usages tant au niveau local, national ou européen.
  • la demande croissante d'évaluation des mesures de protection de la biodiversité qui se retrouve à l'ordre du jour dans tous les domaines (bilan de la protection dans les espaces protégés ; évaluation des Mesures Agri-Environnementales);
  • le besoin d’indicateurs comme moyens de communication sur l’état de la biodiversité, pertinents pour les scientifiques, les politiques, les gestionnaires, les médias …
  • le nombre croissant d'acteurs impliqués dans une démarche de création ou de transformation d'indicateurs ;
  • la nécessité de disposer de moyens fiables et acceptés par tous pour évaluer la situation de la biodiversité sur un territoire géré par de multiples acteurs aux enjeux parfois contrastés
  • la multiplication d'indicateurs dont la validité peut être questionnée étant donné l’absence de consensus scientifique sur le concept de biodiversité, la complexité de ce que le terme recouvre, et les risques de simplification exagérée.
  • l'enjeu qu'il y a à intégrer la dimension des indicateurs dans la formation des futurs acteurs de terrain, depuis l'écriture des référentiels jusqu'à la mise en oeuvre des formations, y compris la formation permanente, et leur évaluation.

Qui est concerné ?

  • Gestionnaires des milieux protégés ou non (agriculteurs, Chambres d'agriculture, agents des espaces protégés, associations, collectivités locales, etc.) ;
  • Administrations de l'environnement (DDI, DREAL) ;
  • Enseignants et formateurs de l'enseignement agricole ;
  • Directeurs d'exploitations agricoles des lycées;
  • Associations en éducation au développement durable;
  • Chercheurs et enseignants-chercheurs en recherche fondamentale comme appliquée ;
  • Tout public non naturaliste concerné par l'usage d'indicateurs de la biodiversité (industriels, organismes de certification ISO, urbanistes, association en EDD, etc.);
  • Le grand public peut assister gratuitement aux séances plénières et aux cercles d'échanges thématiques dans la limite des places disponibles.

Contact

Aurélie JAVELLE
Téléphone : 04 66 65 70 88,
Mail : contact@biodivers-ete.fr,
Adresse postale : 9 rue Célestin Freinet 48400 Florac