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téléchargez les actes du séminaire au format pdf.


Vous étiez 155 à participer, sous le soleil de Florac, aux journées Biodivers'été consacrées, du 7 au 9 juillet 2010, aux indicateurs de biodiversité...

...Vous trouverez dans les pages du site les résumés, présentations et photos des conférences ainsi que les compte-rendus, synthèses et présentations des ateliers et les compte-rendus et photos des sorties de terrain. Un indicateur de biodiversité peut être défini comme le résumé d'informations complexes qui permet à différents acteurs de dialoguer. Le séminaire a permis de constater la nécessité de changer de modèle de développement, notamment en ce qui concerne l'agriculture et le monde de l'entreprise, nécessité dans laquelle les indicateurs ont un rôle à jouer. Un indicateur est non seulement un moyen d'apprécier l'état de la biodiversité mais aussi un moyen de communication en direction du grand public, des élus, des agriculteurs... Le point positif retenu est qu'une évolution est constatée puisque les acteurs du territoire, que ce soit élus, agriculteurs, entreprises, etc. se sentent concernés par la protection de la biodiversité et non accusés ou stigmatisés. La question devient alors : comment passer à l'engagement ?

Les diverses interventions durant le séminaire ont permis de constater que la demande, fréquente, d'avoir des indicateurs agrégés est difficile à satisfaire puisque la biodiversité est, en soi, un élément complexe. On constate actuellement des indicateurs de pression, d'état et de réponse. Il s'agit à présent d'aller vers des indicateurs dits de 2° génération, intégrant des éléments explicatifs. Il est en outre important d'inclure l'idée de processus, d'évolution tandis qu'à présent les indicateurs sont plus ciblés sur la richesse spécifique. La recherche est d'ailleurs sollicitée pour avancer sur ce thème. Enfin, il ne faut pas confondre les indicateurs avec les systèmes d'inventaire, les suivis continus, les données de simulation. Dans tous les cas, on constate l'importance des initiatives/sensibilités individuelles soit pour initier des actions de protection de la biodiversité, soit pour collecter bénévolement les données sur le terrain. Se pose alors la question de la « dépossession » des travaux des observateurs.

D'un point de vue méthodologique, des pistes ont été dressées. Il s'agit tout d'abord de clarifier :
  •  le type de biodiversité à protéger (espèces patrimoniales ou biodiversité ordinaire),
  •  les raisons de la protection,
  •  les acteurs concernés,
  •  les objectifs des indicateurs. Les raisons non anthropocentrées (raisons éthiques, spirituelles...) restent encore très souvent considérées comme anecdotiques voire trop subjectives pour être prises en compte. Attention aussi à ne pas idéaliser un « état initial » souvent méconnu et idéalisé.

La pertinence des indicateurs dépend de la question posée, des échelles spatiales et temporelles considérées. Attention à la cohérence des indicateurs qu'on essaie d'étendre à un territoire plus vaste ou à la pertinence des indicateurs globaux.

Un indicateur peut être obtenu « par le haut » (issu de la recherche par exemple) ou « par le bas » (en incluant des savoirs non scientifiques par exemple). Il est également important d'impliquer les acteurs territoriaux dans la construction et/ou l'usage des indicateurs, tout en ayant conscience qu'il y a risque de manipulation durant cette construction. Se pose alors la question de savoir comment favoriser l'hybridation des différents savoirs.

La spécificité des territoires ne doit pas être oubliée dans la construction des indicateurs. Afin d'intégrer les évolutions d'un territoire, on peut par exemple utiliser des indicateurs « paysage » ou des indicateurs « population ».

Si une question est trop globale, ne pas hésiter à la décliner en questions plus simples.

En résumé, il ne faut pas oublier qu'il « n'y a pas d'indicateur parfait » !

Les interventions filmées


La séance plénière d'ouverture, mercredi 7 juillet 2010 , de 14 h à 15 h 30
La séance plénière du jeudi 8 juillet 2010, de 9 h à 11 h
La séance plénière du vendredi 9 juillet 2010, de 9 h à 12h30

Les posters


Les carabides : indicateurs de biodiversité, Ingrid Arnault Bio Indexa, Figuières et Hofstetter Un outil simple pour établir un diagnostic de la biodiversité d'une prairie en Auvergne, Orth et al. Les oiseaux, indicateurs de qualité des cours d'eau, Jean Roché, poster ,étapes , tests indices , évaluation Indicateurs normatifs: l'éthique comme nouvel outil au service de la conservation, Ostermann et al Indicateur de qualité écologique des bordures de champs en plaine céréalière, Le Bris et al. L'indice de biodiversité potentielle (IBP), Larrieu et Gonin Détermination d'indicateurs fauniques comme outil de gestion pour évaluer la qualité des milieux naturels :cas du sud de la région de Lanaudière, Québec, Canada, Langevin